Il me semble difficile de donner bons et mauvais
points sur la base de ma seule expérience. C’est pourquoi je préfère
vous livrer un ressenti personnel ainsi que quelques suggestions. Bien
entendu cela n’aura rien d’objectif. Qui, sur une OP de 40 personnes
peut d’ailleurs prétendre échapper à la subjectivité en se fondant sur
son seul point de vue ? Ceux qui ont réussi leurs missions ont
forcément passé un bon moment et ne comprennent les doutes des autres.
C’est bien normal.
Les organisateurs disposant d’une vue d’ensemble
sur ce qui était prévu et sur ce qui s’est fait, j’espère que ces
lignes pourront les aider un peu dans leur propre débrief.
Le samedi.Après
une arrivée tardive -merci les travaux après la sortie de
l’autoroute…-, équipement, passage au chrony et briefing général. Une
première inquiétude, la rumeur court parmi les participants que les
portables ne captent pas ou mal. En bon paranoïaque, je m’interroge sur
ce qui se passerait en cas d’accident et regrette de ne pas avoir été
prévenu plus tôt pour avertir ma compagne qu’il serait difficile de me
joindre. Mais revenons au briefing. Sans surprise, c’est un peu bruyant
dans les rangs et quelques, bonnes, blagues couvrent des informations
importantes. Il faudra donc se les faire répéter. N’aurait-il pas fallu
adresser les règles propres à l’OP ainsi qu’un plan plus tôt, par mail.
Le briefing aurait alors été un simple mais utile rappel.
La
découverte du camp rebelle est agréable. Indéfendable mais bien
aménagé, on sent déjà que les organisateurs ont bossé. Le premier
scénar arrive rapidement. Pour nous il s’agit de découvrir les rampes
de missile. Nous les trouvons assez rapidement et là, c’est le blanc.
On fait quoi maintenant ? La recherche d’un drapeau de respawn nous
avait semblé secondaire et nous ne pensions pas qu’il était si proche.
Heureusement les forces américaines finissent par arriver au contact
pour mettre un peu d’animation. Sorti par un sniper ou un gland tombé
d’un chêne (je ne sais toujours pas) alors que je suis médic, je teste
le respawn au camp de base. Au retour, l’action est bien présente. Les
tirs amis entre sections rebelles aussi… Je suis à nouveau sorti par
une rafale dans le dos et attend patiemment d’être soigné ou évacué par
un autre médic. C’est alors qu’un orga me suggère d’aller respawner
puisque nous venons justement de capturer le respawn. J’ai encore la
tête un peu embrumée par le manque de sommeil de la semaine… diable,
mais il a raison ! Trop tard, fin de scénario annoncée et pause
miam-miam.
Le repas est sympathique et nous faisons plus ou
moins connaissance tandis que quelques orgas nous promettent un
après-midi plus tonique.
Nouvelle mission, trouver de la drogue et
la convoyer à l’héliport. Nous traversons cette superbe forêt et
trouvons la drogue. Une mission annexe est annoncée sur les ondes. Il
est question d’une équipe de déminage à abattre ou capturer. Nous
avançons vers l’héliport en essayant tombons sur le champ de mine mais
pas sur les démineurs. Les Américains nous attendent plus loin. Nous
les apercevons embusqués dans un fossé. Difficile de tirer quand seules
les têtes dépassent. Mais bon, tout cela reste dynamique et les
américains courent beaucoup et vite. Ce qui n’est pas mon cas. Je suis
sorti plusieurs fois de suite et l’autre médic de l’équipe s’épuise à
me soigner jusqu’à être touché. Direction le respawn. Nous y arrivons
et un orga s’inquiète un peu vertement que nous soyons seuls dans une
si grande forêt avec nos petits talkies et nous demande de rester en
groupe de 6 à 8. Ok, mais les règles imposent que les « morts »
quittent le groupe...
Petit flottement dans la partie. Le scénario a
été perdu par les Rebelles, l’hélico est parti. Le joueur qui portait
la drogue a été sorti mais personne n’arrive à le joindre pour lui
demander de remettre en jeu le paquet. Un orga a pris l’initiative de
transformer son bob en drogue et une seconde tentative est lancée. Nous
formons un groupe de 4 et nous dirigeons sur l’héliport. Des hostiles
nous tirent dessus ! Il s’agit en fait des mêmes tireurs amis que le
matin... Quelques cartes de soins et une explication plus tard, nous
arrivons sur l’héliport que nous finissons par prendre. La drogue est
posée sur la LZ mais on nous annonce que la mission a échouée car nous
ne contrôlons pas les missiles. J’ignore si une équipe avait reçu cette
mission, il me semble que des membres des trois équipes rebelles sont
autour de l’héliport.
Retour au camp pour une petite pause
d’hydratation bienvenue et nouveau scénario. Nouvelle marche dans la
forêt pour se mettre en position de départ. Ce n’est pas que c’est
long, mais je me demande pourquoi nous n’avons pas fait la pause sur
l’héliport. Outre la distance (un aller retour pour rien), nous aurions
gagné du temps de jeu. Mais je ne me formalise pas et je profite du
paysage. Mais à l’annonce de l’objectif, je commence à m’inquiéter. La
mission consiste à récupérer les chips pour le soir parachutées au
milieu des bois tout en faisant attention à Chuck Norris qui erre dans
les bois... Le thème est tellement incongrue que j’’ai l’étrange
impression que les orgas cherchent à meubler. Le début de partie est un
peu difficile mais l’action survient assez vite. Finalement nous
progressons et je finis par adhérer au scénario pour mon plus grand
plaisir. En effet, dans une certaine confusion je capture Chuck… trois
secondes. Un américain me l’a tué pour essayer de m’atteindre. C’est
malin. Quel haut fait d’arme je vais bien pouvoir raconter à mes filles
maintenant. ?!
Les joueurs se regroupent et l’organisation laisse
entendre qu’il faut arrêter là car les esprits commenceraient à
s’échauffer ??? Je ne comprends. Puis on nous annonce que nous arrêtons
la pour la journée. Ceux qui voudront pourront faire du jeu libre.
Dommage, j’aurais bien fait un petit scénario de plus. Cheminant vers
la zone neutre, l’un d’entre nous regarde sa montre et nous demande si
nous avons idée de l’heure. Tout le monde songe qu’il est 17h45 ou
18h00. Perdu, il est 16h30 !!!
Une fois aux voitures, difficile de
décoller. Comme de nombreux retardataires du matin, je dois monter ma
tente. Pas de partie dans les bois pour moi.
La soirée se passe
bien, les orgas passent discuter un peu, sympathique. Apéritif,
discussion, barbecue, rediscussion et chants. Je passerai sur
l’engueulade anecdotique de la nuit. Je ne crois plus au père noël ni
aux bisounours. Réunir 40 personnes c’est forcément risquer au moins
une prise de gueule dans le week-end.
Il semble que nous ayons été
un peu bruyant pour certains. Un orga est venu poliment et
diplomatiquement nous demander de mettre une sourdine. Je lui tire mon
chapeau. Malgré notre élan, nous avons accepté.
Le dimancheLendemain
matin, debout à 6h50 et en tenue 15 minutes plus tard. Petit problème
d’orga. La première d’entre nous qui s’est rendue au petit déj’ nous
apprend que tout le monde doit être prêt pour 9h00. On est pourtant
venu nous dire deux fois dans la soirée, avec un peu de taquinerie dans
la voix, qu’il faudrait finalement se lever à 7h00 pour être prêt à
8h00.
Briefing sur un scénario de type SAR avec un pilote joliment
casqué. Nous nous rendons sur la zone de jeu, à l’extrémité du terrain
et commençons. Très rapidement accrochage et plus rapidement encore fin
de scénario ! Il semble que tout se soit passé loin de nous. Bilan,
autant de temps de marche que de jeu pour ce premier scénario.
Nouvelle
mission, retrouver et capturer le fameux Roberto. En route ! Là encore,
pas le temps de finir un combat (malgré les groupes de mort des deux
camps partout) que la partie s’achève. Les américains sont semble-t-il
rapidement tombé sur la poupée et l’ont emmenée.
Retour au camp de
base des rebelles et petite pause durant laquelle les orgas nous
expliquent le concept de la partie à suivre, un battlefield avec assaut
des camps au missile qu’il faut d’abord capturer. Ok, tout a été bien
compris, une équipe est désignée pour mener l’assaut et une autre se
forme pour la défense.
Nous tentons d’expliquer tout cela à ceux qui
s’entraînent à tirer en rafale depuis déjà quelques minutes. Pas la
peine, ils ne s’entraînent pas, ils sont en train de tirer sur les
Américains !!! A la plus grande colère d’un orga, tout le monde n’a
vraisemblablement pas commencé en même temps ni depuis son camp de
base… Finalement, la partie reprend et l’assaut américain est féroce.
Un bon moment.
Fin du jeu, tombola, rangement et barbecue. Le week-end a été trop court !!!
(et non je n’ai pas eu de crampes)
Voici pour ce qui est de mon ressenti.
Souhaitons que cela incite certains à user d’empathie plus que de morgue.
Ce
n’était pas mon meilleur souvenir d’airsoft, loin de là, mais j’ai
apprécié l’implication des orgas, leur présence, leur sympathie et leur
bonne volonté.
Et leur envie de s’améliorer grâce à des feedbacks
(pourtant parfois durs) m’encourage à les soutenir. Avec ce que j’ai vu
et les quelques excellentes suggestions que j’ai lu, je pense que Jovek
3 sera un succès. Et j’espère en être !
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"Je ne suis pas sûr qu'il soit bon pour mon autorité que mes hommes apprennent que je suis une grosse pucelle..." Lancelot à Guenièvre, Kaamelott.